Lisboa

A pied avec notre Routard, nous arpentons la ville de Lisbonne. Ses rues escarpées ne sont pas de tout repos pour nos mollets!

Lisboa est une très jolie ville, agréable à découvrir. Nous avons pris les fameux vieux tramways, un peu surfait mais sympathique. Nous sommes montés à diverses miradouros, quelle vue sur la ville, magnifique. Dégusté les fameux pasteis de nata, très bons! Pour info il y a moyen d’en manger des délicieux sans aller jusqu’à Belem au Manteigaria (rua de Lotero 2) et en plus sans fil d’attente 😀. Encore merci à Simon pour l’adresse. Bu une ginja, ça ne vaut pas nos cassis maison. Un autre endroit sympathique pour déguster de bons plats est le time out market.

La coupe du monde de soccer avait lieu durant notre passage, nous sommes aller voir nos compatriotes contre l’ Écosse, on a perdu 3-1. C’était pas vraiment du haut niveau, on avait plutôt l’impression de voir les héros du gazon.

Notre voyage touche à sa fin. Au total, 40h de vélo et 515 km, du soleil et de beaux paysages! Pas une seule goutte de pluie, quelle différence par rapport à l’ Écosse. C’est vrai, les paysages sont moins spectaculaires mais la vie est tout de même plus simple au soleil.

Pour les clichés 😉 :
– les portugais ne savent pas lire une carte
– en Algarve on ne jette pas son PQ usagé dans la toilette mais dans la poubelle (oui, oui pour toutes les commissions)
– l’eurovelo 1 ça ne vaut rien, si tu hésites entre deux chemins, ne prend pas l’eurovelo. (Par contre l’ecovia est bien faite.)
– en camping il faut faire des compromis entre l’ombre, les voisins, un terrain plat ou se faire chier dessus par des oiseaux
– plus le camping coûte cher, moins il sera confortable et propre

Quarteria – Faro

Départ pour la dernière journée de vélo! On ne sait pas si c’est la chaleur ou la fatigue cumulée, mais les jambes ne répondent plus! Après nos 30 derniers kilomètres, nous sommes contents d’arriver à l’agence de location de voitures. Lorsqu’on démarre le véhicule indique 40°c. ouf nous avons la climatisation!

Après une partie de tetris pour tout faire rentrer dans la voiture, nous reprenons la route à 4 roues. Petit passage par Faro, qui est une ville plus authentique que les autres côtières d’Algarve. Ensuite direction Lisbonne, 2h30 pour retourner à notre point de départ d’il y a 12 jours. Intéressant de voir l’intérieur du pays, vallonné, avec très peu d’habitations.

Arrivés à l’aéroport, nous emballons nos vélos et voulons les déposer ainsi que la charrette dans l’endroit de stockage. Un gars probablement frustré par sa vie, nous oblige dans un premier temps à payer pour prendre nos sacs et ensuite repayer pour les déposer à nouveau. Bon ok c’est la règle! Ensuite lorsqu’on retourne avec tout emballé, il nous dit «ah non les sacs dans la charrette, je les vois donc il faut les payer séparément». C’est pas possible, il se fout de nous, c’est le Francois L’Embrouille du Portugal ou quoi?! Du coup nous avons vider tout ce qu’il y avait dans la charrette individuellement afin de tout caser dans nos sacs de vélo, car «si on voit pas, on ne paye pas!» Je vous dit pas le bordel pour mercredi quand on devra refaire les sacs. Enfin c’est casé, on repart à pied et prenons le métro en direction d’un airbnb où nous tombons de fatigue. Au programme des 2 derniers jours: visite de Lisbonne avant de rejoindre la Belgique !

Armação de Pêra – Quarteira

Ce soir nous sommes attendus chez Joao, une autre rencontre via l’application warmshower. Sachant qu’il n’était pas disponible avant 20h, nous avions tout le temps pour faire nos 38 km.

Réveil tranquille, suivi d’un départ en douceur. À Lagoa dos Salgados, nous sommes passés par une passerelle avec un nouveau magnifique paysage à la clé.
Sinon, point de vue vélo, c’est fort semblable aux jours précédents, alternance de routes et chemins, tantôt sur plaine tantôt à la côte. C’est également amusement de voir comment s’est développé le tourisme, il y en a pour tout le monde, la folie douce version plage au terrain de golf!

Nous avons fait notre pause à Olhos de Água, juste au bord de la plage, passage obligé des pieds dans l’eau (enfin 😀), vous pouvez voir un partie du bronzage cycliste 😉.

Malgré une longue pause midi, nous sommes arrivés trop tôt chez notre hôte. Nous avons donc flâné dans un parc jusqu’à son arrivée. Joao nous a offert un appartement qu’il loue habituellement, du coup idéal pour le confort mais moins bien pour les échanges. Il a cependant mangé avec nous et nous avons pu échanger quelques expériences. Rencontre très sympa malgré tout !

Alvor – Armação de Pêra

Oulala, quelle chaleur!
Ça fait deux jours qu’on a l’impression qu’il fait de plus en plus chaud et aujourd’hui, on peut vraiment dire qu’on a eu fort chaud. Mêmes les nuits qui étaient très fraîches au début ne le sont plus, mais c’est toujours mieux que de la pluie 😀.

Beau parcours à vélo, toujours alternance plaine et passage par la côte, sans oublier quelques tapes culs! Passage par le port de Portimão qui possède un jolie piste cyclable.

Nous avons également oublié la chaleur pendant quelques instants au camping car celui-ci possédait une très agréable piscine !

Figueira – Alvor

Nous continuons notre route dans la plaine, en passant de temps à autre par l’océan. Les croupets sont toujours au rendez-vous, passage à 16% ! Mais ça passe, les jambes sont là.

Nous arrivons vraiment dans la zone touristique de l’Algarve: Lagos, Alvor. Du coup c’est moins agréable pour nous car difficile de trouver des endroits typiques. Hier soir, suite à la lecture de notre guide, nous avons été au restaurant, dans le port d’Alvor, lieu dit comme endroit pittoresque aux maisons de pêcheurs traditionnelles mais on avait plutôt l’impression d’être dans la rue des bouchers à Bruxelles. Les campings également sont plus chers pour moins de confort.

Mais évidemment nous ne nous plaignons pas et continuons de profiter à fond de l’aventure.

Sagres – Figueira

La nuit fût excellente pour tous les deux, mais la dure journée d’hier se fait ressentir dans nos cuisses au réveil. Du coup, petit déjeuner tranquille.

Notre parcours débute avec un vent de face. D’abord sur route jusqu’au phare de Cabo de São Vicente, où pour l’anecdote, on peut manger les hot dog européens au plus proche de l’Amérique (on ne les a pas goûtés). Ensuite dans un chemin de graviers, en montée, 8km qui ont vraiment fait souffrir Pouffy! Nous arrivons à la conclusion que la charrette n’est pas faite pour ce genre de périple, il faudra revoir notre transport de matos pour la prochaine fois.

Après un pause, nous reprenons la route en plaine, en passant part quelques villages, mais les croupets sont toujours au rendez-vous, surtout le dernier au camping qui a eu raison de nous, nous avons planté notre tente en dessous 😀.

Rogil – Sagres

Sachant la grosse journée qui nous attendait, nous avons été nous coucher tôt pour pouvoir partir tôt le lendemain. Malheureusement, nos voisins de camping en ont décidé autrement. D’abord, un couple d’Hollandais a fait du bruit jusque 22h30, ensuite un type a parlé tout seul de 1h à 3h dans tout le camping, pas tout net ce gars!

C’est donc la tête dans le cul que nous entamons la journée la plus dure actuellement, 58km dont 40km dans un chemin de graviers avec 670m de dénivelé positif le tout sous le soleil. Mais les paysages en valent vraiment la peine, surtout la boucle le long de l’Océan à Carrapateira.

Pour récupérer et avant d’aborder la suite, on s’est fait une bonne pause midi dans un endroit très sympathique 😉.

Premier soir, où on peut dire qu’on est vraiment cassé (et la charrette aussi, elle se déchire,… on fera le point demain matin), on espère pouvoir passer une bonne nuit, mais ce n’est pas gagné car nous sommes dans un camping de surfers ayant envie de faire la fête, sinon on ira faire la fête avec eux !

Zambujeira do mar – Rogil

Départ difficile ce matin avec quelques petites côtes à forts pourcentages avant de rejoindre de nouveaux chemins de graviers. Nous sommes ensuite arrivés en Algarve avec de merveilleux paysages à la clé! Nous avons été particulièrement ébloui par notre arrivée Odeceixe, une petite ville à flanc de colline.

Après une pause midi, nous attaquons une nouvelle longue côte sous le cagnard, mais quel paysage! Nous retrouvons ensuite une alternance de routes, chemin de graviers avec quelques passages sablonneux qui rendent le parcours de la charrette compliqué mais rien d’infaisable. Quel plaisir par rapport à hier!

L’arrivée au camping est suivie d’un passage par la piscine avant de terminer la soirée par un petit plat de pâtes cuisiné avec notre petit réchaud à gaz.

Porto Covo – Zambujeira do Mar

Journée sans grand intérêt vélocipédique. Routes monotones dans l’intérieur du pays et lorsque nous sommes arrivés à la côte, il y avait du brouillard. Nous avons cependant traversé une région d’agriculture: salades, potimarrons,… ce qui a un peu diversifié notre parcours.

Par contre bonne surprise, notre camping du jour possède une piscine et un jacuzzi. Petit plaisir d’après journée!

Petite devinette, à midi, nous avons pris 2 plats du jour (poulet, riz, salade), 2 bières 33cl, 2 eaux pétillantes 25cl et 2 expresso pour une modique somme, laquelle?

Melides – Porto Covo

Petit déjeuner en famille, suivi d’une visite des poules et potager par Baptiste (le plus grand enfant)! Pendant l’empaquetage de nos affaires, bonne surprise, Baptiste nous offre poivrons, tomate et fraises de son jardin. À notre départ, seconde surprise, Simon (papa) embarque Baptiste et Olivia dans leur charrette pour faire les 5 premiers kilomètres avec nous. Ce fut vraiment une très belle rencontre!

Nous avons escaladé une longue côte jusque Santiago do Cacém avant de redescendre vers la côte au milieu de forêts de chênes de liège. Nous avons ensuite longé l’océan jusqu’au camping de Porto Covo. Cet itinéraire conseillé par Simon et Alexia était fort tranquille et agréable. Nous avons vu une transhumance de chèvres, des autruches, des vaches et fini en beauté par un couché du soleil sur les falaises.

Setúbal-Melides

Après une nuit agitée et un petit déjeuner que l’on peut qualifier de dégueu à l’auberge de jeunesse, nous avons pris un ferry jusque Tróia.

Notre parcours a débuté par une route entre l’océan et l’estuaire de Sado, une longue ligne droite entre les dunes.

Nous avons ensuite pris un chemin longeant des rizières suivi d’une bonne pause à Carvalhal. Incroyable, ici le café est à 60 cents!

Direction Melides, où nous avons pu à nouveau faire une méga pause à l’ombre dans nos fameux «sièges», quel plaisir cette vie au soleil!

Le soir nous étions attendu par une famille Belge habitant depuis quelques années au Portugal (via l’application warmshower). Coup de bol, nous nous sommes rencontrés en faisant nos courses, une voiture avec des chaussettes belges sur les rétroviseurs, ça ne trompe pas 😉.

Nous avons été accueillis comme des rois, duplex avec salle de bain et surtout un barbecue comme repas! Très sympathique famille avec trois enfants adorables! Nous avons passé un très chouette soirée en leur compagnie!

Picheleiros – Setùbal

En camping, on apprend à revivre au rythme du soleil: couchés à 21h, nous nous sommes levés vers 7h30 ! Au programme, un parcours à vélo assez relax car nous avons prévu de faire une plus longue étape le lendemain afin de s’arrêter chez un couple belge rencontré via l’application Warmshower (service mettant en relation des voyageurs à vélos).

On démarre relativement tôt avec quelques premiers kilomètres difficiles (mais fort joli) dans un chemin de gravier. Une bonne mise en jambe avant de monter et descendre sur une route longeant l’océan. La vue aurait pû être superbe mais la brume matinale nous empèche de voir au loin.

Après 2h de route, nous arrivons déjà à notre camping du jour. Mais mauvaise nouvelle: celui-ci n’accepte pas les tentes (décidément, ça devient récurrent dans nos aventures)… Nous poussons donc 4km plus loin jusqu’à Setùbal où nous trouvons place dans une auberge de jeunesse ! Emplacement idéal pour prendre le ferry demain et visiter la ville. Une mauvaise nouvelle qui en engendre une bonne 😀.

Nous en profitons donc pour visiter un peu la ville à pied et faire quelques courses avant la longue étape de demain.

Une vrai journée de vacances !

Amora – Picheleiros

La nuit portant conseil, nous sommes parti avec une itinéraire bis. La journée s’est bien déroulée, une suite de route, chemin au milieu de pinèdes, routes en gravier… le paysage commence à être joli.

Nous avons tout de même eu quelques difficultés sportives à nous mettre sous la dent: croupets, portions de sable,  chemins en pierres,… Pouffy a dû utiliser de toute sa force pour dompter ces difficultés, mais finalement la dernière côte et ses passages à 20% l’obligea à mettre pied à terre !

Nous avons trouvé un camping en flan de coline, emplacement entièrement à l’ombre, pas négligeable sous 31°C. Quelle différence par rapport à notre précédent voyage en Écosse: si la chaleur est parfois difficile à supporter en vélo, elle facilite grandement la vie de camping 😀.

Lisboa – Amora

Notre arrivée à Lisboa s’est déroulée à merveille. Nous avons récupéré nos sacs, trouvé un endroit au calme pour remonter nos vélos, stocké nos sacs pour 14 jours et sommes partis sur une piste cyclable impeccable à travers Lisbonne jusqu’au Ferry pour démarrer notre périple.

A la sortie du Ferry les choses se sont corsées. À priori, nous devions avoir un chemin balisé Eurovelo, se fut loin d’être le cas. 20km de route nationale, sans piste cyclable, panneau,… un calvaire pour Pouffy, pas facile de monter et descendre tout le temps du trottoir avec une charrette!

On a donc décidé de s’arrêter là pour aujourd’hui et cherché un endroit pour se loger. Par chance, nous avons trouvé une chambre d’hôte avec des gens très accueillants, bon ils ne parlent pas français ni anglais mais des voisins sont venus à notre secours! Finalement, on s’en sort bien 😊

Ça nous a un peu refroidi pour le reste du voyage, on va donc profiter du confort d’une chambre d’hôte pour réfléchir à comment aborder au mieux la suite.

 

Edimbourg

Pour cette dernière journée, direction Edimbourg. Nous prenons un nouveau moyen de transport, le bus!

Edimbourg est une jolie ville séparée en deux: la veille ville, partie historique contenant château, palace de la reine, parlement… et la nouvelle qui contient les magasins, restaurants, pubs… Elle est aussi beaucoup plus touristique que Glasgow.

On en profite pour manger une dernière fois un scottish breakfast et boire quelques bières Écossaises!

Stirling – Kirklinston : 60km

«Last but not least» disent les anglais. La dernière mais non des moindres. En effet, pour cette dernière journée, nous avons été rincé !

Une forte pluie continue arrivée pendant notre petit déjeuner et qui perdurera jusqu’à notre arrivée à Kirklinston. Certainement la journée la plus froide et la plus humide du séjour. Nos vêtements de pluies finiront par percer, tout comme la bâche de la charrette. Premier arrêt après 1h30 de route pour tenter de nous réchauffer autour de nourritures et boissons chaudes avant de repartir pour 3h «au mental», mais tout de même dans la bonne humeur. C’est là que nous avons pris conscience que nous avons été chanceux durant notre séjour car finalement la météo avait été clémente. Plusieurs jours comme hier aurait certainement rendu notre aventure tout autre.

Nous arrivons détrempé chez nos hôtes. Après une douche bien chaude, nous partons célébrer la fin de notre périple dans un restaurant local, au pied d’un pont de chemin de fer construit en 1890.

Demain, visite d’Edimbourg avant le retour en Belgique prévu ce samedi !

The Falkirk Wheel – Stirling: 50km

La drache a continué une bonne partie de la nuit, mais au réveil le ciel était dégagé.

Nous reprenons la route et quittons rapidement notre canal pour rejoindre notre terrain de jeu pour le reste de la journée: une plaine agricole battue par le vent. Malheureusement, il nous sera largement défavorable. Mais le soleil brille et nous pouvons prendre notre temps et profiter de quelques pauses.

Après 50km, nous arrivons à notre camping. Parfaite dernière soirée de camping: soleil et vent, donc pas de midge, au bord d’une montagne. Demain, derniers coups de pédales et retour à notre point de départ. L’aventure se termine tout doucement !

Glasgow – The Falkirk Wheel : 42km

Nous quittons la ville et parcourons nos 42km le long d’un canal. Trajet plutôt monotone effectué sous une pluie fine mais continue. On sent bien que nous sommes en périphérie des 2 grandes villes et que les plus beaux parcours sont derrières nous. Mais ne faisons pas la fine bouche, nous en avons pris plein les yeux lors des 2 précédentes semaines.

La mécanique de Pouffy commence à nous donner du fil à retordre. Premièrement, l’attache de serrage rapide de la roue arrière du vélo ne se ferme plus correctement. C’est elle qui tient la charrette et il faut croire que le poids à tirer commence à se ressentir. Problème gérable en la mettant dans un certaine position, nous allons également mettre un collier-colson demain pour maintenir le serrage en position fermée. Deuxièmement, le roulement de la seconde roue de la charrette rend tout doucement l’âme. C’est le même problème que rencontré en première semaine. Pas trop d’inquiétude, cela devrait encore tenir deux jours !

Vers 15h nous sommes arrivés à notre camping qui disposent des commodités nécessaires mais pas vraiment d’emplacement pour des tentes. Celle-ci est plantée dans des hautes herbes. Pas top. Cependant, le gentil (bien que fort étrange) propriétaire des lieux nous propose de passer l’après-midi et la soirée dans un cabanon. Ce que nous acceptons car la pluie ne s’arrête plus et que nous sommes isolés des lieux publics. Quelques heures passées au chaud, dans un fauteuil en cuir assez confortable, à se remémorer les événements des jours précédents et jouer à «qui/quoi je pense»!

Visite piétonne de Glasgow

Petit constat après cette nuit en dortoir: c’est étonnant comme nous supportons plus facilement le bruit des animaux nocturnes que celui produit par les ronflements de nos condisciples 🙂

Rien de mieux qu’un petit déjeuner british pour débuter la journée…

Malheureusement, après analyse des lieux à visiter, les endroits qui nous paraissaient intéressants sont fermés les lundis. Du coup, nous avons glané le centre ville, marché beaucoup et sommes passés par le Kelvingrove Art Gallery & Museum.
Architecturalement, Glasgow est une ville britannique plutôt «classique», avec des bâtiments dans les tons oranges.

Au final, on se rend compte que l’on préfère le vélo à la marche (nos jambes sont plus douloureuses aujourd’hui que les autres jours) et la campagne à la ville. Cela tombe bien car le périple cycliste reprend demain. De retour au «Youth Hostel» (remarquez, la moyenne d’âge n’est pas si «youth» que ça), nous planifions les derniers jours avant une bonne nuit réparatrice dans notre chambre privée !

Hellensburgh – Glasgow: 50km

Nous quittons ce club sympathique pour rejoindre Glasgow. Pour les remercier, nous avons fait une déposer 20£ dans une urne de donation. Apparemment, leur toit nécessite une rénovation. Nous l’avions pourtant trouvé très accueillant 🙂

Après un réveil matinal, en route pour 50km, le long des canaux et en légère descente.

Grâce au trajet du train nous avons gagné 1 jour que nous décidons de passer à Glasgow, sans vélo. N’ayant pas de camping à proximité, nous avons réservé 2 nuits dans une auberge de jeunesse qui à l’avantage d’offrir un lieu de stockage pour vélos. Malheureusement, notre première nuit se fera chambres à part, dans des dortoirs communs. Il n’était en effet plus possible de réserver une chambre privée. Espérons que nos colocataires soient moins nuisibles que les midges 🙂

Luss – Hellensburgh: 34km + Highland Games

Sur le papier, cela devait être une journée facile: 15km en légère descente jusqu’au camping suivant situé dans le village de Balloch. Notre but était de nous rapprocher d’Hellensburgh, ville organisant des «Highland Games» le lendemain. Mais évidemment, tout ne se passe jamais comme prévu: l’endroit n’accepte plus les campeurs, seulement les caravanes et les camping cars et il n’y avait pas d’autres camping à proximité. Nous devons donc trouver un plan B…

Nous décidons de nous rendre jusqu’à Hellensburgh et d’y chercher un endroit pour passer 2 nuits. Pas de chance, cette cité balnéaire semble fort prisée, plus aucune place disponible dans les hôtels ou Bed And Breakfast du coin… Aïe…

Nous passons devant le club de rugby, où se prépare les jeux du lendemain, et décidons de nous arrêter pour demander aux membres du club si ils connaissent d’autres hébergements. Après concertations et recherches sur internet, ils nous disent que tout semble effectivement complet mais nous proposent de planter notre tente entre 2 de leurs terrains ! Une proposition plus que bienvenue car nous commençons à manquer de solution…

Nous plantons notre tente avant d’assister à un entraînement de cricket suivi d’un match de rugby sans contact. Parfait divertissement.

Le lendemain, première journée sans pédaler mais non sans surprise… Les membres du club de rugby nous propose de nous ouvrir un vestiaire afin que nous puissions prendre une douche et ce, avant de nous inviter à les rejoindre devant un match de rugby et autour d’un thé/café. Un accueil grandiose qui nous étonne et qui fait chaud au cœur 🙂

L’après-midi se déroule au rythme des Highlands Games. Ce sont des jeux traditionnels, organisés dans plusieurs villes, proposant des compétitions diverses comme de l’athlétisme (courses à pied de multiples distances sur une piste tracée dans un champ), des danses traditionnelles, de la lutte écossaise ainsi qu’un concours pour hommes forts qui nous aura tenu en haleine pendant toute l’après-midi (plusieurs épreuves au programme: lancer du poids, du marteau, du tronc, de ballots de paille à la fourche, …). Une après-midi évidemment rythmé au son des cornes-muses. Un chouette moment !

Évidemment, nous y retrouvons nos nouveaux amis rugbymen, qui tiennent le bar. Nouvelle surprise: l’un des membres fête le soir même (et au même endroit) son anniversaire et nous invite à plusieurs reprises à nous joindre à la fête. Au début réticents (on ne voudrait pas s’incruster de trop), nous finissons par les rejoindre. Encore quelques rencontres et discussions sympathiques avec différentes personnes et l’occasion pour nous de découvrir une fête typique de village.

Après quelques pintes, nous rejoignons notre tente conscient que nous venons de vivre des moments privilégiés.

Oban – Luss: 18 + 86 km

Aujourd’hui, transfert en train ! Non pas parce que les jambes sont trop fatiguées, mais bien parce que nous devons quitter une route cycliste pour en rejoindre une autre. 2 options s’offrent à nous: le rail ou une route nationale réputée étroite et fréquentée par de nombreux camions. Chacun de nos interlocuteurs nous ont déconseillés de prendre cette route, relatant sa dangerosité (récit d’accidents mortels à laclé). On aime l’aventure, certes, mais pas au point de voir notre espérance de vie chuter drastiquement, nous choisissons donc la première solution.

Malgré le trajet préparé à l’avance et les tickets achetés la veille, nous avons droit à une petite frayeur: le contrôleur refuse dans un premier temps de nous laisser monter à bord, prétextant que nous ne sommes pas sur sa liste l’embarcation et que notre charrette est trop imposante. Après avoir insisté, prouvé notre bonne foi et s’être fait insulté par cet adepte de l’excès de zèle, nous prenons finalement place dans le wagon. 2 heures de voyages pendant lesquelles nous faisons connaissance de nos voisins respectifs: un quintuple finisher d’ironman galois pour Elodie et un couple de marcheurs aguerris pour Pouffy.

Nous reprenons ensuite notre vélo pour 13km jusqu’au camping suivant. Météorologiquement, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas: aujourd’hui, il pleut sans arrêt (ce qui explique l’absence de photo). Une bonne excuse pour profiter d’un second restaurant, n’est-ce pas ? 🙂

Barcaldine-Oban : 38km

Journée parfaite! Réveil avec les midges mais sous contrôle, suivi d’une petite randonnée de 26 km vers le camping d’Oban sous un grand soleil.
A notre joie, le camping se trouve au bord d’un loch et en hauteur. Ce qui veut dire du vent et pas de midges 🙂

Après un dîner tranquille au soleil, nous avons visité la ville de Oban et sommes partis à la recherche de poissons fraîchement pêchés. Malheureusement, nous n’en avons pas trouvés, nous nous sommes donc contentés de poissons du magasin pour faire un barbecue.

Et là nous sommes actuellement à côté du barbecue en train de déguster des bières locales. Que rêver de mieux !

Fort-william – Barcaldine: 60km

Matinée digne des coureurs du Tour de France: contre-la-montre (par équipe) suivi d’un transfert en bateau.

En effet, le transfert en bateau était nécessaire afin de quitter la ville et de rejoindre le réseau de routes secondaires. C’est un service principalement mis à la disposition des cyclistes. Nous prenons place à l’intérieur du bateau tandis que nos vélos et charrettes sont attachés au dessus de la cabine. Nous faisons la connaissance d’autres usagers de la route cycliste 78 et premier sujet de conversation: les fameuses midges. Tout le monde les a vues hier soir et l’un de nos confrères leur a même servi de repas: ses jambes et son visage pleins de doses sont là pour attester de sa mauvaise nuit…

Et contre-la-montre car, bien évidemment, nous avons quitter le camping avec un retard d’une quinzaine de minutes sur l’horaire prévu initialement pour se rendre jusqu’au lieu de départ du bateau. Un début de parcours qui fait mal aux jambes (effectué sous une pluie battante) mais nous sommes arrivés dans les temps. Ouf.

Après avoir dîné dans un abri-bus, nous reprenons la route au sec, idéal pour sécher nos vêtements trempés.

Pour le reste, on fini par se répéter mais les paysages sont toujours aussi beaux et les gens croisés toujours aussi sympathiques. Et merci pour vos nombreux commentaires 🙂