Quelle journée…

En effet: quelle journée ! Sans doute l’une des plus éprouvantes depuis le début de notre aventure. Déjà hier soir, nous avions été averti par notre première rencontre avec des «midges», des espèces de mini-moustiques volants par groupe de plusieurs dizaines et aimant la très proche compagnie des animaux à sang chaud… Une rencontre très désagréable pour nous, donc. Pour l’instant, elles sont peu agressives, mais ces sales bestioles peuvent le devenir (faites une recherche Google si vous êtes en manque de cauchemar). Pour l’instant, disons qu’elles aiment voler près de nous et venir contre notre peau. Chouette ! Bref, après une première nuit à faire en sorte que ces bêtes ne rentrent jamais dans la tente et après un démontage de campement qu’elles ont rendu chaotique, nous reprenons la route.

60km plutôt difficiles furent au programme. Nous logeons d’abord le Loch Lochy sur un chemin rocailleux,sujet à de forts dénivelés et remplis d’insectes volants s’intéressant une fois de plus à nos anatomies… Pouffy doit user de toute sa force pour tirer la charette dans ce chemin difficile. De plus, une erreur de navigation nous amène droit dans un cul-de-sac au sommet d’une côte avec des passages estimés à plus de 15 pourcent. Pas d’autre choix que de faire demi-tour et d’abandonner de précieuses forces ! Les joies de l’aventure 🙂

Une fois sorti de ce chemin, nous suivons un joli canal et retrouvons une amie qui ne nous avais pas manqué: la pluie. Et une fois arrivé au camping, nous retrouvons nos nouvelles amies, les midges ! Heureusement, l’échoppe du camping nous propose divers ustensiles afin de nous en protéger (photos à suivre).

Mais, vous vous en doutez, nous ne nous laissons pas abbattre ! Nous profitons actuellement d’un confort presque oublié: un repas chaud et quelques bières fraîches servis dans un pub proche du camping. Un vrai régal 🙂

Ah oui, on oublierait presque de vous rappelez que les paysages sont toujours aussi magnifiques et que l’on passe de vraiment chouettes moments.

À bientôt !

Foyers – Invergarry: 40km

Réveil en douceur au bord du Loch Ness, suivi d’une ascension de 400m de dénivelé, mais quel spectacle! Dans chaque poste on dit que les paysages sont magnifiques mais je pense que sont les plus beaux vus jusqu’à aujourd’hui. On se serait bien arrêté tous les km pour prendre des photos.

Dîner au bord d’un lac dans la descente et une fin de parcours tranquille le long d’un canal jusqu’au moment d’aller au camping. Celui-ci à notre grande surprise se trouve en flan de colline, dur dur les derniers mètres! Mais une fois de plus ça en vaut la peine!

Inverness – Foyers, 36km

Pas encore de Nessy en vue, mais nous avons rencontrés plusieurs monstres: une succession de croupets bien bien raides qui font mal aux jambes.

Par contre, ce lac encaissé entre 2 montages a un charme certain. De plus, le retour de la bruine et la formation de brume rajoutent un côté mystique au lieu.

Ce soir, nous dormons sur la rive du lac. Mais ce spectacle a un prix: notre journée de demain débutera par l’ascension d’une longue et forte côte…

Inverness et la charrette récalcitrante

Fin de la première partie de notre aventure avec l’arrivée la plus au nord de notre parcours: la ville d’Inverness. L’arrivée se fait sous un soleil estival et fut facilitée par un dénivelé négatif et un vent de dos. 45km dans ces conditions, c’est un vrai régal !

Une fois en ville, il est temps de résoudre un soucis qui nous préoccupe depuis plusieurs jours: une roue de la charrette est bancale dû à la perte ou la casse d’une partie de l’attache de celle-ci. Nous avions préalablement trouvé sur internet un café/atelier cycliste et nous nous y rendons. Nous sommes tombés sur un mécanicien fort habile qui détecta rapidement le problème: un roulement est manquant ! Il pense pouvoir réparer la roue mais ne possède pas la pièce. Il nous propose donc plusieurs adresses où nous pourrons trouver celle-ci. C’est finalement le lendemain matin, et après plusieurs allers-retours, que nous mettrons la main sur cette maudite pièce. Mais nous voilà soulagé: la charette est réparée, roule droit et est prête à avaler les 500km suivants ! Direction le mythique Loch Ness, en espérant croiser le fameux monstre !

Aviemore – Tomatin: 45km

Déjeuner paisible, au soleil, dans notre petit bois. Le pied!
Démarrage plus compliqué, au premier coup de pédale, Pouffy «casse» sa roue arrière. Plus moyen de donner un coup de pédale… Par chance Aviemore est une «grande ville» et dispose d’un magasin de vélo. On a donc laissé la charrette au camping et avons parcouru 4km en légère descente, Pouffy utilisant son vélo comme une trottinette!
Aviemore est une petite station de montagne, les 2h d’attentes au soleil ne furent donc pas trop difficile.
Départ tardif mais au soleil et toujours dans de beaux paysages.
Un sentier nous a donné du fil à retorde, on a du pousser la charrette dans plusieurs côtes rocailleuses (regardez bien la photo du pont 🙂 ). C’était physique mais on s’en est sorti 🙂
Impossible d’arriver au prochain camping on décide de faire un camping sauvage mais difficile de trouver une place dans cette vallée encaissée. On a finalement planté notre tente dans le jardin d’un cottage, les habitants de celui-ci nous ont accueilli comme des rois, nous offrant même un accès à une pièce avec wc et douche. Que rêver de mieux!

Etteridge – Aviemore: 50km

Après un déjeuner sous la pluie, le soleil a enfin pointé le bout de son nez!

On a continué la traversée du parc montagneux du Cairngorms, les paysages sont toujours aussi splendide.

Petit luxe: dîner au bord d’un lac avec une sieste en prime !
À Aviemore, nous avons trouvé un camping dans les bois et avons planté notre tente au bord d’un ruisseau. Nous avions ainsi les luxes du camping tout en étant complètement isolé. En prime le propriétaire était très sympathique, adepte du vélo et il nous a donné de nombreux conseils pour la suite de notre aventure.

Dans le parc montagneux des Cairngorms

Jour 3: 35km entre Dunkeld et Blair Athol
Le chauffeur de taxi n’était clairement pas météorologue,… Pourtant on y a cru, on a pu prendre notre petit déjeuner au soleil mais le temps de faire les sacs, le démontage et départ se furent sous la pluie! Sur le chemin nous avons pu revoir le soleil pendant 1h, youpie, on en a profité: t-shirt, photos,… ensuite la pluie est repartie de plus belle. Montage en express de la tente (on devient des experts) et soirée confinée dans la bonne humeur !

Jour 4: 50km entre Blair Athol et Etteridge
Au programme du jour, l’ascension du mont Drumochter. 15km aux pourcentages faibles mais rendus difficiles par un fort vent de face. Sous un soleil légèrement voilé, les paysages montagneux sont magnifiques. Nous nous sommes arrêtés dans un camping situé dans vallée et continuerons l’exploration du parc demain, on se réjouis, quel plaisir de rouler dans cette région!

Petite anecdote: il faut le voir pour le croire, on a croisé une dame qui suivait son mari, elle en voiture, lui en vélo, mais dans les mêmes chemins que nous! Autrement dit, dans des chemins prévus pour les vélos et donc trop étroits pour la voiture, qui du coup est toute rayée! Incroyable, j’en rigole encore!

Résumé des deux premiers jours

Le chauffeur de taxi nous avait prévenu: «demain, il pleuvra toute la journée». Et effectivement, nous avons passé la plupart de la journée sous la douche écossaise, une alternance de pluies froides et d’éclaircies salvatrices. La photo d’Elodie sous son arc-en-ciel représente parfaitement nos 47 premiers kilomètres. Heureusement l’arrivée au camping s’est faite au sec.
Le mental déjà mis à l’épreuve

Surprise: en plus des 18£ payés pour avoir le simple droit de poser sa tente dans un champ, les douches sont payantes et le reste des commodités n’est pas en bon état. Nous décidons de se passer de ce premier confort. Deuxième tuile, le sac de vêtements d’Elo a légèrement pris l’eau (par chance, seuls des vêtements inutiles pour la soirée furent mouillés). Troisième, notre tout neuf tapis de sol se dégonfle toutes les 5 minutes. Mais il en faut plus pour nous saper le moral, qui reste au beau fixe. La soirée et la nuit furent très bonnes 🙂

La deuxième journée a finalement ressemblée à la première: 58km avec des averses dès le milieu de la journée et une arrivée au sec. Nous sommes repartis après avoir réussi à sécher l’ensemble de nos affaires et à parfaire l’organisation de la charrette, plus question d’avoir une infiltration d’eau.

L’accueil au camping de Dunkeld fut bien meilleur avec à la clé une douche longue, chaude et gratuite :-). Le propriétaire nous a également proposé de ranger nos vélos à l’intérieur, ce que nous avons accepté avec plaisir. Cela permettra aux vélos, à la charette et au matos de sécher.
L’ Écosse

La région est splendide, elle ressemble quelque peu à nos Fagnes mais les differences sont nottables: les montagnes au loin, des murs de pierres faisant office de clôtures, de nombreux pâturages de moutons et de vaches noires,… Les côtes y sont plus courtes que chez nous… Mais plus raides !

Demain, une distance plus courte est au programme: une vingtaine de kilomètres jusqu’à Pitlorchy, où nous devrons prévoir un ravitaillement plus important car nous serons les deux prochains jours dans un environnement plus sauvage et sans villages/magasins. On se rejouit !

Espérons que le chauffeur de taxi du premier soir aura encore raison car il nous a annoncé une météo favorable et sèche pour les 10 jours suivants !

Premiers coups de pédales

Bonne nouvelle, le vol s’est bien déroulé, juste 1h de retard et une roue d’un sac cassée à l’arrivée. 

Nous sommes tombés sur un sympathique chauffeur de taxis, qui nous a conduit au airbnb avec tout notre barda.

Suite à une dernière nuit dans un vrai lit et une bonne douche (peut être le dernier confort avant 20j 🙂 ) nous avons remonté notre matériel. Les vélos et la charrette sont en bons états, youpie!

Après quelques ennuis avec une pompe et une chambre à air capricieuse, nous voilà enfin parti pour visiter le pays !

À bientôt… si on trouve du Wi-Fi !

C’est parti !

Entre deux bieres, un petit message depuis la zone d’embarquement de l’aéroport. Le check-in s’est déroulé sans réel problème, nous esperons maintenant retrouver notre matos en bon état à l’atterissage. 

D’après notre roadbook, notre trajet cycliste reliera Edimbourg à Inverness et retour (en passant par les Cainghorms, le Loch Ness, Fort William, Oban, Le Loch Lomond, Glasgow,…). Selon notre estimation, notre compteur affichera plus de 700km.

Merci à notre chauffeur pour le trajet vers Zaventem. Petit message à Morgane: tu peux voir sur la photo ci-dessous qu’un Kangoo, c’est quand même pas mal, voir même totalement swag 🙂 

Et d’hors-et-déjà merci à tous pour vos messages d’encouragements.

H-23

Les vélos et notre maison roulante sont prêts. Les jambes aussi. À cette heure-ci, demain, nous serons dans l’avion.

Sur cette page, nous publierons notre avancée au fur et à mesure des 3 prochaines semaines… Enfin, si une connexion à internet est possible 🙂

Que l’aventure commence!